Fin octobre sort le disque qui est tout de suite élogieusement accueillis par la presse spécialisée. Extrait :
"Je suis un imposteur traite du pourvoir néfaste de l'illusion romanesque sur les esprits impressionnables. La critique est certe caustique, sans concession; mais le message est clair, le ton dur : la fiction ne doit pas déstabiliser notre rapport au réel.(...) En nous laissant influencer par les personnages de films, de variétés ou de romans, c'est, en fin de compte, un peu de notre conscience propre que nous perdons.
Délaissant ce sujet peut-être trop grave, Pauvre Saphyria se présente comme une métaphore audacieuse de la relation de couple, souvent difficile et pleine d'incompréhension. (...) Elle sonne comme un appel à la tolérance et à la concession mutuelle, et ce bien que Roger relativise une telle possibilité ("Les fleurs que l'on s'obstine à cultiver perdent presque tout leur parfum") et la place ainsi d'emblée parmi les intouchables idéaux de la nouvelle génération. (...)
Par son ton unique, sa suavité et sa violence émotive, ce single restera dans les annales comme une tentative éphémère de retour au vrai, (...) dans un monde où le simulacre règne en maître."
Dany Laroche, "Electrorock magazine" (Octobre 2004)